Cette photo, nous
l'avions depuis quelque temps dans nos tiroirs, mais le comité
rédactionnel du journal se refusait à la publier tant que l'on ne
maîtriserait pas la technique du « point rouge au bout de la
flèche jaune », utilisée par morice pour accompagner ses
textes délirants de stupidités mensongères de basse propagande
BHLoises.
En effet, pour faire
prendre des vessies pour des lanternes, les flèches jaunes sont
insuffisantes, les points rouges à l'extrémité de leurs pointes
sont, en cette occurrence, absolument indispensables.
Bien évidemment,
nous ne prétendons aucunement atteindre le niveau moricien dans la
difficile science des flèches jaunes, surtout si elles sont
accompagnées de points rouges, nous sommes conscients que nous
faisons piètre figure face à un tel expert, reconnu et loué par
ses pairs.
Mais revenons à
notre document. Nous y reconnaissons, à gauche, la vieille
réactionnaire toujours vêtue de dessous fascisants, elle étale sa
plastique de rêve, mettant fidèlement son sein droit en valeur au
détriment du gauche. Elle n'hésite pas à utiliser des méthodes
nazies pseudo-érotiques qui rappellent à nos souvenirs les heures
les plus sombres de notre histoire.
À droite, le roi
d'Arabie saoudite Abdallah ben Saoud qui, visiblement, n'apprécie
guère le montant de la transaction mais, pris à la gorge, il ne
commandera que quelques tonnes de chorizo, quantité toutefois
suffisante pour maintenir son peuple en dépendance.
Mais voilà le point
crucial du document que nous vous permettons de découvrir. En
arrière plan de ce visuel historique, se discerne une gerbe de
végétaux aux inflorescences colorées savamment disposés dans un
récipient de forme oblongue. L’observateur peu attentif n’y
verra qu’un vulgaire bouquet dans un vase. Que nenni ! Nos
enquêteurs d’élite, et plus exactement l’élite de nos
enquêteurs s’est intéressée de très près à la présence
apparemment si anodine, de cet élément, entre les agents de l’âpre
négociation que l’on sait. Bien loin d’être anodine, cette
gerbe est constituée d’angiospermes sclérophylles que d’aucuns
qualifieront de fleurs communes du désert capables de pousser
uniquement dans le sable chaud et parfumé, et plantées en légion.
Elles ne s’épanouissent qu'en Arabie saoudite et beaucoup plus
rarement au Sahara. Affirmation confirmée par des amis
végétaux-physiologistes à la retraite (qui ne sont donc plus tenus
au secret, ha ha ha !!!) Oui, car là réside l’indice
essentiel ! Comme vous le savez, le xxie siècle sera
celui de la guerre de l’eau, tout comme le xxe siècle
fut celui de la guerre du pétrole. Et le pays le plus riche du golfe
– grâce aux hydrocarbures, bien évidemment – ne veut risquer de
perdre la guerre de l’eau. À cette fin, il a anticipé sur le
réchauffement planétaire, que même les écolosceptiques ne peuvent
plus nier, et investi une fortune inimaginable de pétrodollars dans
la modification génétique de la végétation indigène. C’est un
signal fort qui réside au second plan de ce visuel mais que seuls
quelques initiés sont capables de décrypter. Signal non seulement
fort mais lourd de conséquences, comme nous l’allons démontrer
tout à l’heure.
En effet, cette
végétation OGM, fort décorative au demeurant, a bien d’autres
avantages qu’un simple aspect esthétique. Les manipulations dont
elle a fait l’objet, par les plus éminents
génético-botanico-physiologico-immuno-écologico-économico-histo-géographico-éthicologistes
du monde en font également l’arme fatale contre les modifications
climatiques ou, plus précisément, une arme de destruction massive
du réchauffement climatique. La Couleuvrine a enquêté avec
l’assiduité et la précision qu’on lui connaît. Le rapport issu
de cette étude comporte 27 volumes de 500 pages chacun mais
nous allons tenter de vous en fournir un résumé concis sans se
perdre dans la saga de cette impressionnante mission.
On l’a donc
compris, ce qui semble n’être qu’un vulgaire bouquet de fleurs
décoratives constitue en réalité un message essentiel :
« Nous, les pays du Golfe, allons vaincre le réchauffement
climatique et devenir les maîtres du monde ! ». Car les
angiospermes que nous apercevons au second plan sont en réalité les
ressources alimentaires les plus complètes qui aient jamais poussé
sur notre planète ! Oui, c’est dit et écrit. Les
manipulations dont elles ont fait l'objet les ont rendues non seulement
sclérophylles mais aussi exceptionnellement riches en oligoéléments,
en protéines, en lipides, en omégas 3 et 4 et 5 et 7, en
antioxydants (nous n’avons hélas pas encore pu déterminer si
elles étaient également anti-Occident), en vitamines A, B, C, 26,
33, X, Y et Z. Elles développent de surcroît des phéromones
attirant une immense diversité d’insectes qui contribuent à une
pollinisation croisée particulièrement efficace et stimule
l’appétence d’une large catégorie d’herbivores, et plus
spécialement les herbivores lactoproducteurs.
Et voilà le fin mot
de l’histoire : les savants spécialistes ayant œuvré sur ce
projet ont également travaillé à l’amélioration d’une race
bovine laitière dont le nom est encore tenu secret. Ces animaux ont
reçu les mêmes gènes de résistance à la sécheresse que les
végétaux susnommés. Ils ont de plus été sélectionnés afin
d’afficher un phénotype cryptique de sorte que le pot aux roses (ha ha ha !) ne soit pas immédiatement éventé par le biais
des photos satellitales qui auraient dénoncé, au monde interloqué,
la présence de vaches laitières paissant tranquillement des fleurs
décoratives en milieu hostile. Non, il fallait préserver le secret
au moins jusqu’à ce que la strate herbacée finisse par donner
naissance à une strate arbustive qui puisse elle-même évoluer
jusqu’à une forêt primaire. Il va sans dire qu’il est bien
évidemment prévu que les bovidés évoluent en même temps que leur
biotope : si la planification planifie de conserver pâturages
floraux et herbivores lactifères, elle planifie aussi les
peuplements adaptés à chaque stade de l’écosystème, jusqu’à
celui de la forêt primaire (note au lecteur non averti : on ne
parle plus de « forêt vierge », on a compris que toutes
les forêts ont perdu leur virginité depuis des temps immémoriaux …
d’où le terme de « forêt primaire » actuellement
usité).
Nous aborderons
ultérieurement une offensive supplémentaire dirigée contre notre
beau pays et certains de nos voisins dans une rubrique qui
s’intitulera « la guerre du fromage », pour l’instant,
nous nous devons de retourner à nos moutons. Dès que nous aurons
digéré la tomme le tome suivant de ces 27 volumes,
nous reviendrons vous en proposer la primeur car La Couleuvrine
tient à partager des informations d’une telle envergure
géopolitique, pour le bien de l’humanité tout entière.
La couleuvrine
prouve toujours ses affirmations, tout le contraire des élucubrations
de l'imposteur morice, journaliste-enquêteur vedette d'Agoravox,
seul média qui, non seulement publie ses articles, mais les soutient
et les protège de toutes critiques en éliminant les commentaires
insuffisamment louangeurs ainsi leurs auteurs : c'est cela un
média citoyen selon Agoravox.
Lyacon
Doctorant en moriçologie






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